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Comment les agents biologiques/biosimilaires agissent-ils pour traiter le psoriasis?

À propos des médicaments biologiques

Les médicaments biologiques sont des médicaments d’avant-garde fabriqués à partir d’organismes vivants et de leurs cellules. Plusieurs médicaments biologiques sont approuvés pour le traitement du psoriasis modéré à sévère et de l’arthrite psoriasique. Les médicaments biologiques sont généralement prescrits aux patients qui n’ont pas bien répondu à d’autres formes de traitement comme les traitements à action générale par voie orale (comme le méthotrexate) et/ou la photothérapie. Ces médicaments sont administrés par injection sous la peau (injection sous-cutanée) et parfois par perfusion. La fréquence du traitement dépend du type de médicament biologique prescrit au patient.

Contrairement aux médicaments traditionnels qui agissent sur l’ensemble du système immunitaire, les biologiques sont des molécules très complexes qui agissent en bloquant les interactions entre certaines cellules du système immunitaire et les voies inflammatoires responsables de l’apparition des symptômes du psoriasis et de l’arthrite psoriasique. Chaque classe de médicaments biologiques cible une voie différente pour réduire la douleur et améliorer les capacités fonctionnelles. Les classes de médicaments biologiques pour le psoriasis comprennent les antagonistes du TNF, les antagonistes de l’IL 17, les antagonistes de l’IL 12/23 et les antagonistes de l’IL 23. Si un médicament biologique ne fonctionne pas ou perd de son efficacité, un autre médicament biologique peut s’avérer efficace à sa place.

Bien que ces médicaments ne ciblent que certaines parties du système immunitaire, ils peuvent augmenter la probabilité de contracter une infection. Lorsque vous prenez un médicament biologique, il est important de vous soumettre à des examens réguliers chez un dermatologue, un rhumatologue ou un médecin spécialisé dans l’utilisation de ces traitements.

À propos des médicaments biosimilaires

Les biosimilaires sont des médicaments de marque qui sont similaires, mais non identiques, à des médicaments biologiques existants dont la commercialisation a déjà été autorisée. Ils sont mis sur le marché après l’expiration du brevet du médicament biologique d’origine. Il n’y a pas de différences cliniques significatives entre les deux, et les biosimilaires sont homologués selon les mêmes normes de qualité, de sécurité et d’efficacité que les médicaments biologiques. Les biosimilaires sont généralement moins coûteux que leur produit biologique de référence, ce qui en fait une alternative appropriée pour de nombreux patients.

Les biosimilaires ne sont pas équivalents aux médicaments génériques. Les médicaments génériques sont constitués de petites molécules qui sont synthétisées chimiquement et sont moléculairement identiques à leur médicament de marque de référence. En raison de la taille, de la complexité et de la variabilité naturelle des médicaments biologiques, les biosimilaires ne peuvent être considérés comme identiques.

Réglementation concernant les médicaments biologiques et les biosimilaires au Canada

Les biologiques et les biosimilaires doivent être soumis à des tests rigoureux par Santé Canada et faire l’objet de preuves scientifiques suffisantes avant que leur homologation ne soit envisagée. Les médicaments biologiques figurent à l’annexe D de la Loi sur les aliments et drogues. Santé Canada et l’Agence de la santé publique du Canada surveillent continuellement les effets indésirables, assurent une surveillance post-homologation et effectuent les rappels nécessaires.

Les biosimilaires sont inscrits comme de nouveaux médicaments en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et du Règlement sur les aliments et drogues et sont fabriqués selon les mêmes normes réglementaires que les autres médicaments biologiques. Le Canada a élaboré un cadre réglementaire complet pour autoriser la vente des biosimilaires, ce qui signifie que vous pouvez avoir la même confiance dans le processus réglementaire concernant la qualité, l’innocuité et l’efficacité que pour tout autre médicament biologique.

Pour de plus amples renseignements sur la réglementation canadienne, veuillez consulter le site Web suivant : Santé Canada Médicaments biologiques biosimilaires

Nouvelles politiques adoptées dans les programmes publics d’assurance-médicaments au Canada

Programme public provincial et territorial d’assurance-médicaments

 Étant donné que les médicaments prescrits en dehors de l’hôpital ne sont pas couverts par les régimes provinciaux d’assurance-maladie, chaque province et territoire offre des programmes publics d’assurance-médicaments pour aider les gens à payer leurs médicaments d’ordonnance. Ces programmes comportent généralement des régimes d’assurance-médicaments spécifiques pour les segments de la population qui ont besoin d’une plus grande couverture pour les coûts élevés des médicaments. Il peut s’agir de personnes âgées, de bénéficiaires de l’aide sociale et de personnes atteintes de maladies ou d’autres affections associées à des coûts de médicaments élevés.

Remarque : pour plus de détails sur le programme public d’assurance-médicaments de votre province ou territoire, veuillez consulter le site suivant : Programmes publics d’assurance-médicaments provinciaux et territoriaux

Pour plus d’informations sur les modalités d’accès aux médicaments sur ordonnance au Canada, consultez le site : https://www.canadianpsoriasisnetwork.com/fr/acces/medicaments/

Pour les personnes inscrites aux régimes publics dassurance-médicaments pour les produits biologiques dont le brevet a expiré, certaines provinces ont lancé de nouvelles politiques qui impliquent que les personnes passent des médicaments biologiques à leurs versions biosimilaires.

Pour plus d’informations, veuillez consulter les sites Web suivants :

Programmes publics fédéraux d’assurance-médicaments

Le gouvernement du Canada offre une couverture des médicaments d’ordonnance par le biais de nombreux programmes à environ un million de Canadiens. Les personnes qui peuvent être admissibles sont les membres des Premières nations et les Inuits, les membres des Forces armées canadiennes, les anciens combattants admissibles, les membres de la Gendarmerie royale du Canada et les détenus des établissements correctionnels fédéraux.

 

Le système immunitaire est composé de nombreuses parties différentes. Les agents biologiques (ou biologiques) agissent en ciblant des parties spécifiques du système immunitaire afin de diminuer la réponse inflammatoire de l’organisme. Ils interfèrent avec la capacité du système immunitaire à transmettre des informations entre certains types de cellules en bloquant une ou plusieurs protéines spécifiques. Autrement dit, chaque classe de médicaments biologiques cible différentes parties, ou différents mécanismes du processus de réponse immunitaire, en vue de diminuer l’inflammation, de réduire la douleur et d’améliorer la fonction du système immunitaire. À l’heure actuelle, il existe plusieurs différentes catégories de médicaments biologiques qui ciblent différents processus immunitaires : les inhibiteurs de TNF, les inhibiteurs d’IL-17, et les inhibiteurs d’IL-12/23. Si un agent biologique ne produit pas les effets escomptés ou perd de son efficacité, un autre agent biologique de la même classe ou d’une classe différente pourrait s’avérer efficace.

Bien que l’on ne connaisse pas la cause exacte des maladies inflammatoires chroniques comme le psoriasis, les facteurs et processus dynamiques à l’origine de l’inflammation comprennent des cellules immunitaires hyperactives et des substances chimiques de signalisation cellulaire appelées cytokines . Les médicaments biologiques et biosimilaires (ci-après désignés sous le nom d’agents biologiques) ciblent des cytokines bien précises pour supprimer leur surproduction et ramener le système immunitaire à la normale (voir l’image ci-dessous).

Les cytokines connues pour leur rôle dans l’inflammation associée au psoriasis et à l’arthrite psoriasique comprennent le facteur de nécrose tumorale, l’interleukine 17, l’interleukine 12 et l’interleukine 23. Chacune de ces molécules est un messager particulier du système immunitaire impliqué dans la manifestation du psoriasis.

Facteur de nécrose tumorale (souvent appelé facteur de nécrose tumorale alpha ou TNF)

Le TNF est une cytokine dont le rôle principal est la régulation des cellules immunitaires. Lorsque les cellules immunitaires détectent une infection, elles libèrent des TNF pour alerter les autres cellules du système immunitaire dans le cadre d’une réponse inflammatoire. Un antagoniste (ou inhibiteur) du TNF est un médicament biologique qui vise à réduire l’activité du TNF, ou la réponse physiologique à celui-ci, afin de réduire ou d’éliminer l’inflammation. Les antagonistes du TNF utilisés pour les formes modérées à graves de psoriasis en plaques et d’arthrite psoriasique sont l’adalimumab, l’étanercept, l’infliximab et le certolizumab pegol. Le golimumab est un antagoniste du TNF indiqué pour traiter l’arthrite psoriasique modérée à grave. Les antagonistes du TNF sont des agents à grande action, car le TNF est un médiateur en amont de l’inflammation, ce qui signifie qu’il intervient plus tôt dans le processus de signalisation inflammatoire du rhumatisme psoriasique. Le schéma posologique, les profils d’effets secondaires et autres considérations particulières peuvent différer selon le médicament.

Interleukine 12 (IL-12) et interleukine 23 (IL-23)

La voie de signalisation IL-12/IL-23 joue un rôle important dans l’initiation de l’inflammation dans les réponses immunitaires adaptatives . Plus précisément, l’IL-23 contribue à transformer les .lymphocytes T auxiliaires naïfs en cellules Th17 qui libèrent ensuite plusieurs cytokines inflammatoires, dont l’IL-17; l’IL-12 favorise la division des cellules Th1 et la production de cytokines telles que l’interféron γ et le facteur de nécrose tumorale (TNF). Le schéma posologique, les profils d’effets secondaires et autres considérations particulières peuvent différer selon le médicament.

Le seul antagoniste de l’IL-12/23 actuellement sur le marché est l’ustekinumab. Il est utilisé pour les formes modérées à graves de psoriasis en plaques et d’arthrite psoriasique.

Les antagonistes de l’IL-23 constituent la classe la plus récente de médicaments biologiques utilisés dans le traitement du psoriasis. Ils comprennent le risankizumab, le guselkumab et le tildrakizumab qui sont tous homologués au Canada pour traiter le psoriasis en plaques modéré à grave et, dans le cas du guselkumab, l’arthrite psoriasique.

Le schéma posologique, les profils d’effets secondaires et d’autres considérations particulières peuvent différer selon le médicament.

Les interleukines (IL) sont un groupe de cytokines (qui sont libérées par les globules blancs.

Interleukines 17

Les interleukines 17 constituent une famille de cytokines pro-inflammatoires qui sont produites par un type de lymphocytes T auxiliaires (un type de globules blancs) appelés lymphocytes T auxiliaires 17 en réponse à leur stimulation par l’IL-23. Les antagonistes (ou inhibiteurs) de l’IL-17 comprennent le sécukinumab, l’ixekizumab et le brodalumab et traitent les formes modérées à graves de psoriasis en plaques et d’arthrite psoriasique. Les cytokines IL-17 sont importantes pour la fonction immunitaire des tissus formant une barrière, notamment la peau, les poumons et le tractus gastro-intestinal. Les patients atteints d’une maladie inflammatoire chronique active de l’intestin (par exemple, la maladie de Crohn, la colite ulcéreuse) ne doivent pas recevoir d’inhibiteurs de l’IL-17 en raison de la possibilité d’aggravation de ces affections. Le schéma posologique, les profils d’effets secondaires et d’autres considérations particulières peuvent différer selon le médicament.

 

L’abatacept est utilisé pour traiter l’arthrite psoriasique. Il ne bloque pas les cytokines comme le TNHYPERLINK “https://www.ajmc.com/view/tnf-inhibitors-and-autoimmune-disease”cation entre ces cellules. En bloquant cette communication, l’abatacept réduit l’inflammation. Bien qu’il puisse être un traitement de première intention, l’abatacept est souvent prescrit aux patients atteints d’arthrite psoriasique modérée à grave pour lesquels le traitement par un ou plusieurs antirhumatismaux modificateurs de la maladie (ARMM), comme le méthotrexate, ou par d’autres médicaments biologiques n’a pas donné de résultats satisfaisants.

Étant donné que de nombreux facteurs sont impliqués dans le phénomène de l’inflammation chronique, ce qui déclenche ce processus chez un individu peut différer par rapport à un autre individu atteint de la même maladie chronique ou à différents stades de la maladie. Ainsi, un agent biologique unique qui réduit l’inflammation chez un patient peut ne pas avoir le même effet chez un autre patient atteint de la même maladie.

De plus, de nombreux facteurs entrent en ligne de compte dans la prise de décision concernant le traitement – y compris les médicaments topiques, la photothérapie, les médicaments à action générale et les agents biologiques – tout au long de la vie d’un patient. Les facteurs à prendre en compte comprennent la couverture d’assurance, le mode d’administration (à action générale ou topique; injection par voie intraveineuse ou sous-cutanée ou par voie orale), le profil posologique, la planification familiale et/ou la possibilité d’une grossesse, les antécédents médicaux et les maladies concomitantes.

Facteurs relatifs au traitement à prendre en considération

À ce stade, comme nous ne disposons pas de biomarqueurs permettant de prédire quel médicament sera le plus efficace chez un patient atteint de psoriasis ou d’arthrite psoriasique, il faut procéder par essais et erreurs pour trouver le bon traitement pour la bonne personne au cours de l’évolution de sa maladie. Une personne peut être réceptive à un agent biologique et pas à un autre, même au sein d’une même classe (p. ex. antagonistes du TNF, antagonistes de l’IL-17, etc.) et/ou un traitement peut être efficace pendant un certain temps, puis perdre son efficacité pour la même personne.

De nombreux facteurs entrent en ligne de compte pour décider quel traitement – à savoir les traitements topiques, la photothérapie, les médicaments à action générale et les agents biologiques – convient le mieux au patient tout au long de sa vie. Parmi les facteurs à prendre en compte figurent la couverture d’assurance, le mode d’administration (médicament à action générale ou topique; injection par voie intraveineuse ou sous-cutanée ou par voie orale), le profil posologique, la planification familiale et/ou la possibilité d’une grossesse, les antécédents médicaux et les maladies concomitantes.

De plus, certains agents biologiques » pour certains types/emplacements de psoriasis (comme le psoriasis du cuir chevelu, le psoriasis des ongles, le psoriasis génital et la forme palmo-plantaire).

La prise de décision partagée entre le patient et son dermatologue/rhumatologue/équipe soignante est cruciale pour s’assurer que la personne reçoit les soins, le traitement et le soutien dont elle a besoin pour bien vivre avec le psoriasis ou l’arthrite psoriasique.

Dernière mise à jour le novembre 2021.

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Les cytokines sont de petites protéines qui contrôlent la croissance et l’activité d’autres cellules du système immunitaire et des cellules du sang. Lorsqu’elles sont libérées, elles signalent au système immunitaire qu’il doit faire son travail. Les cytokines affectent la croissance de toutes les cellules du sang et d’autres cellules qui contribuent aux réponses immunitaires et inflammatoires de l’organisme.

Sous-système du système immunitaire composé de cellules systémiques spécialisées qui traitent et éliminent les agents pathogènes (bactéries et virus, par exemple) ou empêchent leur prolifération. Le système immunitaire adaptatif « se souvient » des agents pathogènes, de sorte que la prochaine fois qu’un agent pathogène connu est rencontré, il peut réagir plus rapidement (c’est ce qu’on appelle la mémoire immunologique). Les anticorps sont un élément essentiel du système immunitaire adaptatif. En ciblant spécifiquement le type d’agent pathogène à l’origine de l’infection, le système immunitaire adaptatif prend le relais si le système immunitaire inné – la première ligne de défense de l’organisme qui ne fait pas de distinction entre les différents agents pathogènes – ne parvient pas à détruire les éléments nuisibles. Pour cette raison, le système immunitaire adaptatif est plus lent à réagir que le système immunitaire inné, mais lorsqu’il le fait, il est plus précis.